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Des nuages bruns atmosphériques réduisent la lumière du soleil en Asie

novembre 13th, 2008 · No Comments

L’Asie est de plus en plus victime de la pollution, le phénomène des « nuages bruns atmosphériques » réduisant la lumière du soleil dans des villes comme Beijing et New Delhi, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) publié jeudi.

Une couche de plus de trois kilomètres d’épaisseur de suie et d’autres particules issues de l’activité humaine s’étend de la péninsule arabique à la Chine et à l’océan Pacifique. Les scientifiques auteurs de ce rapport étudient ce phénomène depuis 2002.

Ces « nuages bruns » qui sont le résultat de la combustion d’énergies fossiles et de la biomasse aggravent dans certains cas et dans certaines régions les effets du changement climatique dû à l’émission des gaz à effet de serre, souligne le rapport. Ces nuages entraînent la formation de particules comme le charbon noir et la suie qui absorbent la lumière du soleil et réchauffent l’atmosphère et de gaz tels que l’ozone qui renforce l’effet de serre du CO2.

Les nuages ont aussi un impact sur la qualité de l’air et de l’agriculture en Asie en augmentant les risques en matière de santé humaine et de production alimentaire pour 3 milliards de personnes.

« J’espère que les nuages bruns atmosphériques vont être maintenant sur l’écran radar de la communauté internationale avec ce rapport », a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

Selon les scientifiques, il y a aussi des nuages bruns ailleurs qu’en Asie, notamment dans des parties de l’Amérique du Nord, de l’Europe, du sud de l’Afrique et du bassin de l’Amazone.

« La source des gaz à effet de serre et de la suie est souvent la même, la combustion d’énergies fossiles, la combustion inefficace de la biomasse et la déforestation », a dit M. Steiner.

Le chef du groupe de scientifiques auteurs du rapport, le Professeur Veerabhadran Ramanathan, a estimé de son côté que ce rapport clarifiait le phénomène des nuages bruns. « Il doit déclencher une réaction internationale afin de s’attaquer à la menace que représentent ces gaz à effet de serre et ces nuages bruns ». Il a toutefois indiqué que les scientifiques avaient encore du mal à évaluer complètement l’impact des nuages bruns en raison de la complexité du phénomène.

Source : PNUE

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Le championnat du Monde des emmerdeurs !

novembre 13th, 2008 · No Comments

Le championnat du monde des emmerdeurs est ouvert !

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Appel à la lutte mondiale contre un champignon tueur de blé

novembre 12th, 2008 · No Comments

Les représentants des principaux pays producteurs de blé ont appelé à prendre d’urgence des mesures coordonnées afin de prévenir et endiguer la diffusion de la rouille des tiges du blé, un champignon capable de causer de lourdes pertes de rendements et qui menace ainsi la sécurité alimentaire.

Une nouvelle souche virulente baptisée Ug99 (car apparue pour la première fois en Ouganda en 1999) s’est propagée d’Afrique de l’Est vers le Yémen, le Soudan et l’Iran Iran fin 2007, précise l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué publié mercredi.

Actuellement, il n’y aucune preuve que le champignon se soit propagé à d’autres pays. Une récente enquête sur le terrain, financée par l’Université Cornell (Etats-Unis), a exclu la présence d’Ug99 en Inde, Pakistan, Egypte et Chine. Mais on estime que jusqu’à 80% de toutes les variétés de blé semées en Asie et en Afrique sont susceptibles d’en être victimes. Les spores de rouille du blé sont essentiellement portées par le vent sur de grandes distances et à travers les continents.

Dans une déclaration adoptée par la Conférence Internationale sur la rouille des tiges du blé Ug99 à New Delhi (6-8 novembre 2008), les représentants des principaux pays producteurs de blé se sont engagés à appuyer la prévention et la lutte contre le champignon dans leurs politiques nationales et dans le cadre de la coopération internationale.

Les pays touchés et les pays à risque sont appelés à élaborer des plans d’urgence pour conjurer les épidémies de rouille qui pourraient entraîner des pertes de rendements dévastatrices et à partager les informations relatives aux mesures de contrôle. La création rapide d’un système mondial d’alerte rapide est jugée nécessaire.

L’intensification de la recherche agronomique et le renforcement de la coopération internationale pour développer de nouvelles variétés résistantes à l’Ug99 sont également considérés comme une nécessité. Il faut aussi augmenter la production de semences de qualité de variétés de blé résistantes à la rouille à l’échelle nationale et les distribuer aux communautés paysannes qui en auraient besoin.

Plus de 130 participants représentant les ministères de l’agriculture de 31 pays, de hauts fonctionnaires, des chercheurs, des producteurs de semences et des experts de production végétale ont participé à la réunion de New Delhi, organisée conjointement par le Conseil indien de la recherche agricole, le gouvernement indien, la FAO et ses partenaires de la Borlaug Global Rust Initiative.

“Nous continuerons à aider les pays à renforcer leurs compétences en matière de recherche, vulgarisation, protection des plantes et production de semences, et à obtenir le soutien de la communauté internationale pour atteindre nos objectifs communs face à la menace mondiale que constitue la rouille du blé et pour améliorer les moyens d’existence grâce à l’amélioration de la sécurité alimentaire”, a déclaré le sous-directeur général de la FAO responsable du département de l’agriculture et de la protection du consommateur, Modibo Traoré.

La FAO a récemment lancé son Programme mondial contre la maladie de la rouille du blé qui vient en aide à 29 pays en Afrique de l’Est et du Nord, au Proche-Orient et en Asie centrale et du Sud, qui sont soit touchés par le champignon soit à risque. Ces pays représentent 37% de la production de blé mondiale. L’appui de la FAO porte sur la prévention des situations d’urgence, la planification préalable, la diffusion de variétés améliorées, la multiplication des semences et la formation des agriculteurs.

Source : FAO

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Céréales : récolte mondiale record mais la crise financière va avoir un impact négatif

novembre 7th, 2008 · 2 Comments

La production céréalière mondiale devrait enregistrer un nouveau record cette année, compte tenu des prix élevés qui ont stimulé les semis et des conditions météorologiques généralement favorables, mais la crise financière va avoir un impact négatif sur le secteur agricole de nombreux pays, notamment dans le monde en développement, estime l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette récolte record devrait couvrir les besoins à court terme tout en facilitant la reconstitution des stocks mondiaux fortement entamés, ajoute la FAO dans la dernière édition de sa publication semestrielle “Perspectives de l’alimentation” publiée jeudi.

Mais, cela ne doit pas créer un faux sentiment de sécurité, souligne Concepción Calpe, un des principaux auteurs du rapport. “Si la volatilité des prix et la situation actuelle des liquidités se prolongent en 2008/2009, les semis et la production pourraient en être affectés au point qu’on assisterait à une nouvelle flambée des prix en 2009/2010, qui déclencherait des crises alimentaires encore plus graves que celles que nous avons vécues récemment”, dit-elle.

La crise financière des derniers mois a amplifié les mouvements des prix à la baisse, contribué à resserrer les marchés du crédit, et accru l’incertitude quant aux perspectives de l’an prochain, ce qui a poussé de nombreux producteurs à adopter des décisions de semis très conservatrices, explique Mme Calpe.

Le redressement de la production céréalière a eu lieu pour l’essentiel dans les pays développés où les agriculteurs étaient mieux placés pour réagir face aux prix élevés. Les pays en développement, en revanche, ont été fortement limités par des contraintes au niveau des approvisionnements du secteur agricole.

La forte hausse des prix alimentaires en 2007/2008 a accru le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, qui est passé à 923 millions. Le recul des cours internationaux des matières premières ne s’est pas encore traduit par une baisse effective des prix des denrées alimentaires dans la plupart des pays à faible revenu. “Les problèmes économiques mondiaux risquent de contraindre les populations à réduire leurs apports alimentaires, et le nombre de personnes affamées augmenterait en conséquence”, fait remarquer Mme Calpe.

L’agriculture mondiale se heurte à de graves problèmes et enjeux à long terme qui doivent être affrontés de toute urgence, notamment les contraintes liées à la terre et à l’eau, les faibles investissements dans les infrastructures rurales et la recherche agricole, le coût des intrants agricoles par rapport aux prix à la ferme, et le manque d’adaptation au changement climatique.

Pour nourrir une population de plus de 9 milliards en 2050 (6.7 milliards environ aujourd’hui) la production vivrière mondiale devrait pratiquement doubler d’ici là.

La croissance démographique aura lieu essentiellement dans les pays en développement et dans les zones urbaines. La population active rurale en diminution devra donc devenir beaucoup plus productive.

Cela nécessitera, d’une part, davantage d’investissements dans l’agriculture et dans les équipements - tracteurs, pompes à eau, moissonneuses-batteuses, etc. - et d’autre part, des agriculteurs mieux formés et plus qualifiés ainsi que des chaînes d’approvisionnement plus efficaces.

Source : ONU, FAO

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AIEA : Une équipe au Japon pour évaluer l’impact d’un séisme sur une centrale nucléaire

novembre 4th, 2008 · No Comments

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va envoyer début décembre une équipe d’experts internationaux au Japon pour étudier l’impact d’un séisme l’an dernier sur la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa.

Cette centrale composée de sept unités est la plus grande du monde. Elle est restée fermée depuis le séisme qui s’est produit le 16 juillet 2007.

L’équipe de l’AIEA composée de dix experts internationaux se rendra du 1er au 5 décembre 2008 au Japon. Elle étudiera l’évaluation en cours menée par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) et par le propriétaire de la centrale, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO), concernant la structure du site et de ses composants. L’équipe examinera aussi leur réévaluation de la sûreté sismique de la centrale, précise l’AIEA dans un communiqué publié mardi.

Il s’agira de la troisième mission de l’AIEA faite à la demande du Japon.

Source : AIEA, ONU

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