Accueil
actualités
- 26 avril 2005
- Des Gigawatts d'énergie
renouvelable découverts
Une étude repère
des milliers de mégawatts d’énergie renouvelable
potentielle.
Le PNUE
annonce les premières conclusions d’un effort international
visant à localiser avec précision les meilleurs sites
de production d'énergie solaire et éolienne dans le
monde.
Un projet pionnier,
dont le but est de dresser la carte des ressources solaire et éolienne
de 13 pays en développement, a découvert des milliers
de mégawatts d’énergie renouvelable potentielle
en Afrique, en Asie, en Amérique latine et centrale.
Le projet d’une
valeur de plusieurs millions de dollars, intitulé Solar and
Wind Resource Assessment (Evaluation de ressources en énergie
solaire et éolienne, ou SWERA) montre que le potentiel d'énergie
générée par l'installation de panneaux solaires
et d’éoliennes est bien plus élevé qu'on
ne le supposait auparavant.
Les premières
conclusions de l’étude seront présentées
aujourd’hui, au cours d’une réunion internationale
de scientifiques et de décideurs politiques organisée
à Washington D.C. par le Programme des Nations Unies pour
l’Environnement (PNUE),
l’agence coordinatrice du projet regroupant plus de 25 institutions
du monde entier.
« Dans des pays
en voie de développement à travers le monde, nous
avons réduit certaines incertitudes concernant l’importance
et l’intensité des ressources énergétiques
solaires et éoliennes », a déclaré Klaus
Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE. « Ces pays
ont besoin de services énergétiques bien plus développés
pour combattre la pauvreté et alimenter leur développement
durable. SWERA leurs offre l’assistance technique et réglementaire
nécessaire pour saisir l’opportunité que leur
présente l’énergie renouvelable », ajoute-t-il.
Depuis son lancement
en 2001 et grâce à un soutien important du Fonds mondial
pour l’environnement (FEM), le projet d’Evaluation des
ressources en énergie solaire et éolienne d’une
valeur de 9,3 millions de dollars a mis au point une gamme de nouveaux
outils d’information pour stimuler le déploiement d’énergies
renouvelables. Des cartes détaillées de ressources
solaire et éolienne ne sont qu’un des outils développés.
« Il est essentiel
que les planificateurs, recherchant des solutions énergétiques
plus propres utilisant des technologies d’énergies
renouvelables, aient à leur disposition des informations
fiables, exactes et accessibles sur les énergies solaire
et éolienne. C’est ainsi que sera accéléré
de manière significative la propagation de ces technologies
», note le Directeur exécutif du PNUE.
M. Toepfer a cité
l’exemple de la Californie, où l’accès
à des données sures a avancé le déploiement
à grande échelle d’éoliennes et l’établissement
d’une industrie éolienne mondiale. De même, l’objectif
de SWERA est de faciliter une prise de décision informée,
d’élaborer des politiques énergétiques
fondées sur la science et la technologie, et de renforcer
la confiance des investisseurs en des projets d’énergies
renouvelables.
L’équipe
chargée de l’Evaluation a analysé les ressources
énergétiques solaires et éoliennes à
l’aide de différentes données provenant de satellites
aussi bien que d’instruments terrestres.
Leurs conclusions
ont souvent été surprenantes. Au Nicaragua
par exemple, les évaluations des ressources éoliennes
entreprises dans le cadre du projet SWERA, ont découvert
un potentiel bien supérieur au 200 mégawatts (MW)
calculé dans les années 1980.
Les résultats
ont conduit l’Assemblée nationale de Nicaragua à
passer, en 2004, le Décret sur la Promotion de l’énergie
éolienne au Nicaragua. Au titre de ce décret, l’électricité
générée par le vent prend priorité sur
toute autre option d’alimentation du réseau électrique.
L’Agence du commerce et de développement des Etats-Unis
et la Banque Interaméricaine de développement ont
par la suite lancé des études de faisabilité
de l’énergie éolienne au Nicaragua. Des projets
d’investissement éolien sont en route : deux projets
produiront 40 Mw, alors que deux autres licences d’exploration
viennent également d’être accordées.
L’information
sur les ressources solaires tirée du projet SWERA informe
également de nombreuses initiatives de coopération;
entre la Banque mondiale et le FEM par exemple, ou encore entre
la Banque mondiale et la Banque de développement interaméricaine
qui ensemble entreprennent de déployer six milles systèmes
solaires de type PV dans le cadre de programmes d’électrification
en zone rurale.
Au Guatemala,
aucune estimation de la puissance éolienne n’existait
avant la SWERA. Selon l’Evaluation, le pays renferme un potentiel
énergétique de 7 000 mégawatts. Avec l’aide
de SWERA, le ministère guatémaltèque de l’énergie
a mis sur pied un Centre des énergies renouvelable et de
l’investissement qui réalisera des études de
validation et identifiera des sites pour le développement
d’énergie éolienne.
Au Sri
Lanka, l’Evaluation a décelé un potentiel
d’énergie éolienne terrestre de plus de 26 000
Mw, l’équivalent de plus de dix fois la capacité
électrique actuelle du pays.
Au Ghana,
une évaluation initiale révèle qu’il
existe, surtout au long de la frontière avec le Togo, un
potentiel éolien de 2 000Mw. Un montant considérable,
lorsque l’on considère que le continent africain, selon
certains experts, aurait besoin de 40 000Mw d’électricité
pour alimenter son industrialisation (voir le Conseil d’administration
du PNUE, www.unep.org/gc/gc23).
La SWERA bénéficie
d’un immense réseau de collecte et d’analyse
de données qui comprend des agences internationales aussi
bien que nationales, grâce auxquelles elle entreprend également
de développer une archive mondiale de ressources et de cartes
d’énergies solaire et éolienne qui sera disponible
sur CD-ROM et sur le site web de l’initiative (www.swera.unep.net).
La SWERA a développé un autre outil important : la
Boîte à outil Géospatiale qui permet de combiner
des cartes de ressources solaires et éoliennes à celles
de réseaux électriques, par exemple, afin de fournir
une information de haute qualité qui vient en aide à
la planification énergétique et à l’élaboration
de politiques, tout en minimisant les risques pour les développeurs
de projets d’énergie renouvelable et réduisant
les délais d’exécution de projets.
A Washington D.C.,
Tom Hamlin, le Chef de projet de SWERA, a noté que le projet
était actuellement sous évaluation et chercherait
prochainement à obtenir une aide qui lui permettra de répondre
aux demandes de programmes de développement d’énergie
renouvelable dans les pays en développement.
« SWERA a clairement
démontré que les sommes modiques nécessaires
pour appuyer des évaluations en énergie renouvelable
peuvent considérablement modifier la façon dont les
pays poursuivent leurs objectifs énergétiques »,
a-t-il ajouté.
A ce jour, SWERA a
entrepris des études dans les pays suivants : le Bangladesh,
le Brésil,
la Chine,
Cuba, El
Salvador, l’Ethiopie,
le Ghana,
le Guatemala,
le Honduras,
le Kenya,
le Népal,
le Nicaragua
et Sri Lanka.
La synthèse
de l’Evaluation des ressources en énergie éolienne
et solaire : http://swera.unep.net
Pour en savoir plus
sur le travail du PNUE en matière d’énergie:
http://www.unep.fr/en/branches/energy.htm
Pour toutes informations
supplémentaires, veuillez prendre contact avec:
- Jim Sniffen, Responsable
de l’information à New York au 212-963-8094/8210, sniffenj@un.org
- Robert Bisset, Porte-parole
du PNUE en Europe, au Tel: 33 1 4437 7613, Mobile: 33 6 2272 5842,
robert.bisset@unep.fr
- Eric Falt, Porte-parole/Directeur
de la Communication et de l’information au PNUE au Tel: 254
2 623292, Mobile: 254 (0) 733 682656, courriel: eric.falt@unep.org
- Nick Nuttall, Chef des relations médias, au Tel: 254 2
623084, Mobile: 0733 632755; courriel: nick.nuttall@unep.org
Les Institutions
participant à l’Evaluation SWERA sont: l’Institut
des ressources énergétiques (TERI) (Inde), le Laboratoire
national d’énergie renouvelable (USA), le Laboratoire
National de Risoe (Danemark), l’Université de l’Etat
de New York à Albany (USA), la Base de donnée GRID
du PNUE à Sioux Falls, South Dakota (USA), l’Institut
National de Recherche spatiale (Brésil), l’Agence allemande
de coopération technique GTZ, le Centre Aérospatial
allemand DLR, le Centre d’énergie éolienne du
Brésil, Universidade Federal de Santa Catarina (Brésil),
l’Association industrielle chinoise pour l’énergie
renouvelable, Université de Dhaka (Bangladesh), Centre for
Energy Studies and AEPC (Nepal), National Engineering Research and
Development Centre (Sri Lanka), Ministry of Mines and Energy (Ghana),
Ministry of Energy (Kenya), Ethiopian Rural Energy Development Centre
Energia y Minas (Guatemala), Ministerio del Energia (Nicaragua),
Ministra de Recursos Naturales y Ambiente (Honduras), University
of Central America (El Salvador) Agencia de Ciencia y Tecnologia
(Cuba), Natural Resources Canada - RETScreen Renewable Energy in
the Americas (OAS), National Aeronautics and Space Administration
(USA).
Sources : Communiqué
de presse du PNUE 2005
Accueil
actualités
|