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- 6 octobre 2005
- Des dauphins entrainés à tuer se sont échappés des suites de Katrina en Louisiane
C’est peut-être l’histoire la plus étrange que
Katrina ait laissée dans son sillage.
Des dauphins armés, entraînés
par les militaires américains à mettre hors d’état de nuire terroristes
et autres nageurs espions, se seraient échappés dans le golfe du
Mexique.
A en croire les experts qui se sont penchés sur le dressage
des cétacés de la marine américaine, trente-six de ces mammifères
seraient équipés de pistolets à fléchettes toxiques. Selon eux,
plongeurs et surfeurs seraient désormais menacés par l’une des espèces
les plus intelligentes de la planète.
L’US Navy reconnaît avoir
dressé des dauphins à des fins militaires, mais a refusé de confirmer
qu’aucun ne manquait à l’appel. Depuis la guerre froide, des forces
armées ont entraîné des dauphins.
Du côté américain, il s’agit de
dauphins de l’espèce des tursiops, ou souffleurs, qui ont apparemment
été dressés à tirer sur des terroristes qui chercheraient à attaquer
des bâtiments de combat. Leur enclos, situé le long de la côte,
ayant été détruit, la tempête leur a rendu leur liberté.
Or ceux
qui se sont intéressés à cette utilisation controversée des dauphins
dans le programme de défense américain l’affirment : il est vital
de remettre la main dessus au plus vite. Agé de 72 ans, Leo Sheridan,
enquêteur de renom spécialisé dans les accidents qui a travaillé
pour le gouvernement et le secteur privé, assure que des sources
proches des autorités de surveillance des pêches lui auraient confirmé
la disparition des dauphins.
“Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils ont
été dressés pour tirer sur des plongeurs en combinaison qui simulaient
des terroristes lors d’exercices. Si des plongeurs ou des véliplanchistes
sont pris pour des espions ou des kamikazes, et si les dauphins
disposent de leurs harnais spéciaux équipés de fléchettes toxiques,
ils pourraient tirer, dit-il. Les fléchettes sont conçues pour endormir
la cible afin de pouvoir l’interroger plus tard. Mais que se passerait-il
si on ne retrouvait pas la victime avant des heures ?”
Les dauphins étaient habituellement suivis grâce à des signaux émis par les harnais.
Pour Sheridan, “la question est de savoir si l’on s’est assuré de
la sécurité de ces dauphins avant le passage de Katrina”.
Le mystère
a fait surface quand un autre groupe de dauphins a été emporté hors
d’un océanarium sur la côte du Mississippi pendant le passage de
l’ouragan. Huit d’entre eux ont été retrouvés avec l’aide de la
Navy, mais ils n’ont été restitués qu’après avoir été examinés par
les scientifiques de la marine.
Sheridan est convaincu que les scientifiques
tenaient à s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’animaux de la Navy.
Ces derniers seraient gardés dans des centres d’entraînement en
Louisiane, près du lac Pontchartrain, dont les eaux ont dévasté
La Nouvelle-Orléans.
C’est en 1989, à San Diego, que la marine a
lancé la “mission de renseignements cétacée” : les dauphins, affublés
de harnais et de petites électrodes implantées sous la peau, devaient
patrouiller et protéger les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins
et les bâtiments de combat se trouvant dans la rade.
Sous le feu
des critiques des défenseurs des droits des animaux, le recours
aux dauphins s’est fait plus discret. Mais le projet a en réalité
pris de l’ampleur depuis l’attentat terroriste mené au Yémen contre
le destroyer Cole, en 2000. Les dauphins ont également été utilisés
pour détecter des mines aux abords d’un port irakien.
Sources : Mark Townsend
- The Observer, Londres
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