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- 27 mai 2005
- Ouverture de la chasse à
la baleine sous couvert
scientifique
L'Islande
va augmenter ses quotas de pêche à la baleine
L’Islande
a repris la chasse à la baleine il y a deux ans sous le couvert
de la recherche scientifique. Et depuis août 2003, 62 petits
rorquals ont été tués dans les eaux côtières
islandaises. Or, ce pays à pour projet la capture de 100
baleines supplémentaires
cette année.
Ellie Dickson, responsable
d'IFAW - le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW)
- pour les campagnes maritimes, réclame instamment à
l’Islande de mettre un terme à la chasse à la
baleine : « Nous sommes fortement opposés à
la recommandation de l’Institut de recherche marine et nous
appelons le gouvernement islandais à ne pas chasser cette
année, pas plus que dans l’avenir. Le Ministère
prétend que ses recherches permettront de savoir si les baleines
endommagent les réserves de poissons, mais les écosystèmes
marins sont beaucoup plus complexes que cela, et il n’existe
aucune preuve que l’abattage des baleines affectera les quantités
de poissons. De plus, il n’existe aucun marché pour
la viande. »
En effet, la viande de baleine était en vente dans plusieurs
supermarchés et restaurants islandais quelques jours après
que le premier cétacé ait été abattu,
mais la demande de viande en Islande était si faible que
d’énormes stocks sont restés dans les congélateurs.
Une déclaration
conjointe des gouvernements anglais, français et allemand
a souligné leur « forte opposition » et a appelé
l’Islande à abandonné son programme de chasse
à la baleine, qui est décrit comme étant d’une
« valeur scientifique douteuse ».
Le
Japon lance sa campagne "scientifique"
Six navires baleiniers japonais sont partis samedi 21 mai pour une
nouvelle campagne de chasse dite "scientifique" dans le
Pacifique Nord, qui devrait durer jusqu'au 23 septembre. Objectifs
: tuer 260 baleines dont 50 rorquals boréals, une espèce
en voie d'extinction, 100 petits rorquals, 50 rorquals de Bryde
et 10 cachalots. De plus, cinq petits bateaux de pêche japonais
tueront aussi 50 autres rorquals le long des côtes du Nord
du Japon.
Les autorités japonaises avaient annoncé en février
dernier l'ajout des rorquals boréals à leur programme
de chasse en affirmant que la population avait augmenté et
était passée de 9.000 à 28.000 baleines en
26 ans depuis que le Japon a stoppé la chasse commerciale.
Lors de sa précédente
expédition dans le Pacifique Nord, durant l'été
2004, le Japon avait tué 159 baleines et en avril dernier,
dans l'Antarctique, 440 rorquals.
Officiellement, le
Japon a stoppé la chasse commerciale en 1988, dans le cadre
d'un moratoire international qui avait pris effet en 1986. Pour
autant, ce pays poursuit ces campagnes de chasse sous couvert scientifique
depuis 1987, exploitant le flou juridique du moratoire à
ce propos. A ce titre, Tokyo affirme qu'il s'agit d'étudier
l'écosystème marin, déterminant le type de
nourriture consommé par les baleines et leur vitesse de reproduction.
Une
mauvaise foi qui suscite la colère de nombreux pays
Cette mascarade est dénoncée par de nombreux pays
qui, comme le Japon, sont membres de la Commission Baleinière
Internationale (CBI).
Ainsi, l’Australie,
la Nouvelle-Zélande,
les Etats-Unis,
le Royaume-Uni
ou la France
notamment dénoncent fermement ces campagnes de chasse.
Le chef du gouvernement
australien John Howard a fait parvenir un courrier avec des propos
très fermes et menaçants au Premier ministre nippon
Junichiro Koizumi.
En effet, un million et demi de touristes affluent chaque année
sur le littoral australien pour assister à la migration des
baleines, a souligné John Howard, "la preuve évidente
du grand intérêt du public pour le bien-être
des baleines".
Et la Nouvelle-Zélande,
suivie par l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni vont
d'ailleurs engager des poursuites judiciaires devant la Cour internationale
de justice, la plus haute instance judiciaire des Nations Unies.
"Nous avons de bonnes relations mais il s'agit d'une question
sur laquelle nous nous opposons avec le Japon et très fermement.
Nous avons de la difficulté à croire que l'abattage
de 400 baleines de Minke - et il s'agit de Minke et non de baleines
à bosse - soit scientifique !" a affirmé le Premier
ministre australien.
Un directeur adjoint
à l'Agence nippone des pêches, a assuré que
la "position (du Japon) sur la chasse à la baleine à
des fins scientifiques ne changera pas simplement parce qu'il y
a des pressions étrangères". "La chasse
à la baleine fait partie de la culture japonaise", a-t-il
ajouté.
Vers
la prochaine réunion de la Commission Baleinière
Internationale
Le sujet sera au centre des discussions de la prochaine réunion
annuelle de la CBI, qui aura lieu du 20 au 24 juin en Corée
du Sud. La rencontre sera précédée par
plusieurs réunions d'experts commençant dès
aujourd'hui. Fin avril, le Consortium de recherche sur les mammifères
marins du Pacifique Sud avait estimé que l'intensification
de la pêche constituerait "une menace pour la reconstitution
des populations de baleines dans le Pacifique Sud". Selon les
experts, "le projet japonais est irresponsable et pourrait
compromettre l'augmentation des populations et même conduire
à la diminution de leurs faibles effectifs".
Sources : notre-planete.info
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