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- 17 mai 2005
- Vers un observatoire des changements
écologiques ?
Si l'existence de
changements climatiques globaux ne fait plus guère de doute
pour la majorité des climatologues, les conséquences
de ce phénomène sur les écosystèmes
sont encore loin d'être comprises.
La principale explication
donnée à cette lacune réside essentiellement
dans le manque de données disponibles sur les espèces
animales et végétales. Ne pas connaître les
capacités d'acclimatations d'une espèce donnée
limite grandement la possibilité pour les biologistes de
prévoir les conséquences du réchauffement climatique
global.
En partenariat avec
de nombreuses universités françaises (Paris VI, Lyon,
Strasbourg) et anglaises (Cambridge), le CEES (Centre for Ecological
and Evolutionary Synthesis) de l'université d'Oslo travaille
sur le concept d'un observatoire franco-norvégien sur l'impact
des changements climatiques sur les écosystèmes. L'idée
sous-jacente est de créer une banque de données biologiques
-comme l'abondance d'une espèce par exemple- et climatique
-températures, épaisseur des calottes glaciaires-,
récoltées sur le long terme (plus d'une vingtaine
d'années).
Ces informations,
précieuses sur le plan scientifique, seraient mises à
disposition de la communauté scientifique (membre de l'European
Research Group), dans un esprit comparable à celui que l'on
retrouve pour les collections des muséums d'histoire naturelle
depuis plusieurs siècles.
Pratiquement, les
séries temporelles collectées par l'observatoire (en
partie seulement) seraient stockées ou simplement référencées
sur un serveur de l'Université d'Oslo. À long terme,
une telle initiative décloisonnerait les études européennes,
offrant l'opportunité à de nombreux biologistes aux
compétences variées de travailler sur une ou plusieurs
espèces à la fois.
Seul ce type d'approche
pluridisciplinaire semble pouvoir apporter des réponses à
nos interrogations concernant les conséquences de nos actions
sur l'environnement.
Sources : Futura
Sciences
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